de vie, de vagabonde, et toujours la terre flasque
je recule de face c’est encore ma vision de
l’insoutenabilité des formes
crever me ferme à clef. j’arrive à la mi-nue
finalement non, je ne me relève pas: je flotte à bout portant
c’est quoi ton préféré ?
par le temps qui somnole et me somnole en vogue
un jour de grâce, de mauvaise grâce
un jour de dos
moins que tout c’est pas bon. plus que rien ça va pas
on tire un peu, on trouve le temps de tirer un peu
et ce qu’on tire ne choit pas
une flaque d’absence. j’y trempe les fesses
une chape de vide aussi, j’y repeins mon nombril
je sais pas comment je m’y prends mais mon nombril je pisse dedans
j’ai peur d’être
reconnu un jour. qu’on me pointe du doigt et qu’on me dise toi, là
et crache ta bile
il n’y a pas d’amour impur. seulement coupable
bondis d’un coup, bondis
d’un bond qui n’améliorera pas ta condition, d’un bond disjoint
où tu te dis parce qu’il ne reste plus qu’à te dire: cache la misère, sème la terreur
on verra ça demain

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