le jour d’après toi je nage
et frappant dans les mains: le son nul d’un claquement nul
aboutir n’aboutit pas, je range mes cuillères, mes petites cuillères
faire un ne suffit pas si l’un ne fait le tout, d’où tous ces gens qui crient
en leur for si peu, mais si peu intérieur
aimer est encore trop externe: foutre le feu à une poubelle
tu passes par là, là se situe forcément quelque part, quelque part s’y attelle
rends-moi ce que tu m’as pris, tout ce que tu m’as pris, rends-moi mes poches vides,
mes manches qui pleurent
je tapote les barreaux de la cage, je regarde au-dedans d’la cagoule
c’est comme une cartouche d’encre, un tampon usager, une queue en l’absence de
je tapote les barreaux de la cage: nul oiseau n’y sursaute affolé
d’ouvrir la porte, je crains d’ouvrir
la porte au vide
je ne veux pas
faire partie de cette histoire, en oiseau mince, en oiseau maigre, carreler le vide de chants blêmes
je mime cette ombre dans le miroir on ne s’évade pas de
ce qui n’existe pas
: suce la langue d’un mort de rien
le soir viendra où il n’y en aura plus qu’un, et il sifflotera
d’un sifflotement lugubre, paisible et lugubre, lugubre parce que paisible dans le soir – car ce sera le soir
et qu’il n’y en
aura plus qu’un…
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