un seul et même, en décalé, dérive à l’intérieur de quoi
on s’envoie chier par-dessus le filet, par-dessous quoi, j’te fous un doigt tu m’pinces la joue, jamais là quand je jouis
ou l’inverse je ne sais pas, j’ai fait le tour, j’ai fait le tour
d’une absence infinie
il y a bien longtemps que je suis mort, et pas qu’une fois. il y a longtemps vivait un mort
ce qui me rend triste c’est la tristesse, rien d’autre, et seulement la tristesse
bon, faut dire aussi qu’mon chat crevé, et qu’aucune fleur encore
n’éclot de sa charogne
j’ai poussé le verre un peu plus loin, un peu plus près du bord, et le plus loin possible, à l’orée de tomber
or la table renversée, le verre seul est resté
droit, sans se pencher, sans rien verser
ce n’est pas de l’alcool pur mais une goutte de vide, auquel rien n’est prédit
le sommeil tranquille, c »est à dire pas de sommeil du tout, ou plus exactement
pas de sommeil vraiment. une vague ligne
feignant l’horizon plus ou moins, simulant la
frigidité. un mégot ça navigue
les yeux petits cafés serrés, il largue les amarres
c’est pas grand chose je sais, mais le définitif s’appuie sur peu ou prou, selon quelle équivoque
le reste du temps je bande à part, je pars en vrille, bref je pose nu devant
le paquet sans l’ouvrir, vide en dedans duquel
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