pomme panne ou panne sèche, certains ne sont simplement pas destinés à se rencontrer – à moins de l’être à ne pas se rencontrer
porte entrebâillée, la ba-balle figée entre les pattes du loup, le destin qui recule
quelqu’un aboie au loin, quelqu’un aboie au près – quelqu’un aboie en moi, de l’intérieur de moi
au bout d’un temps la colère, le pardon que dire, l’orgie totale – on sait plus quoi en faire, on ne démêle pas
les cheveux envahissent les neurones, soit, je rase mes cheveux, je rase l’ombre
sous les barreaux la paille, les niet c’est niet, soit, vivant sans faire de bruit, le verrou tressautant, le sexe tonitruant
un peu de mouille aussi
répare-moi. prends une rustine, mouille-la de bave de chatte, et répare-moi
passe le doigt sur mes paupières, la langue sur la moelle épinière, répare-moi
aies pitié de moi, de l’homme en moi, du déhanchement de l’homme, répare-moi
crève la joie, répare-toi. sois sans nom. souffle dedans
la mort au loup. il y en a à qui il faut ça, il y en a qui jouissent debout
or le loup c’est la mort – on la voit dans les creux, aux orées, on la voit à l’aurore. le loup c’est la mort, l’insondable pitié
ne meurs pas. ne meurs pas aujourd’hui. meurs éternellement, le sexe coi
la verge lénifiante, la vulve haletante, ne meurs pas entre temps
marelle aux bois dormant, puisque les champs ne chôment
rappelle-moi qui tu es, je me souviens jamais. rappelle-moi qui je suis, à la base au sommet, tandis qu’être ne se souvient pas
ou se souvient de rien, des morts qui s’empilent, des regards qui s’entassent, vitreux
: toute la paresse des filles, qui ne font rien que d’être filles, et moi quoi dedans?
et moi quoi dehors?
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