la vengeance par l’indifférence non je ne m’y résous pas. la chatte à l’air le corps rompu non je ne prends rien qui puisse en quelque façon altérer mon jugement tout au contraire. dès le départ me fait défaut le jugement, je te fais jouir par accident
un jour mamelle ouverte, un jour jambe pendante, l’air au beau milieu d’un terrain plus que vague, de quoi m’offusquerais-je? si j’aimai comme il faut, autrement dit comme il ne faut pas, qui me le rendra?
à souper y a personne – un chat qui pue partout, ma nuit sur les sommets. qu’un aveugle me guide, à gros coups de bâton rossé, en ai-je cure? où parti? moi loin de moi, soi près de soi, et la balle en abîme…
je commence à être saoul, et ce n’est que jeudi soir. ai-je jamais été plus confiant qu’en ma tristesse latente, rigoureuse et patiente? j’entube un vide systémique et s’il se retourne me voit-il seulement – je la corde d’un unique souci?
chien méchant ne m’approche pas – lequel de nous vieux tient la laisse de l’autre, d’une béquille manquante soutient la marcha grabataire? spirituellement en grève, inopinée reconductible, j’achève un trou. j’achève d’y jeter mes pensées. je m’achève en pensée
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