les amours riquiqui

  j’ai longtemps dénigré le bonheur et les anxiolytiques, les divers recours aux substituts à quoi, aux tubes magnétiques
  pensant que seul importait le salut de l’âme, ou ce que je désignais comme tel
  or le dit salut déclare sa validité nulle, son absence de suspension: me voici sans ressort

  les départs se passent de fanfare. elle ragraffe son soutien
  ce geste des bras, des mains dans le dos m’a toujours ému, esthétiquement parlant
  esthétiquement parlant je me suis mis à braire, même si ça ne s’entend pas
  de pulsions séditieuses

  de la vulve le goût
  ne décroise les jambes. c’est tout l’effet qu’ça t’fait, de te retrouver là vivant, subtilement conscient, avec
  pour tout symbole d’unité, la morgue
  l’orgasme par défaut…

  un homme en moi
  ne respire plus. il change l’ordre des fleurs dans le bouquet manquant, de chardons controverses
  il respire plus
  il recule l’heure brute d’enculer nounours, sur ses doigts les odeurs
  font croûte, un homme en moi s’écaille. c’est pas grave

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