strucure du deuil

  tant à pardonner que le pardon n’y suffit plus, on se débrouillera
  autrement, avec encore un peu
  de salive à la bouche, de savon
  sur le gland, et dans l’espoir de rien, que de vivre demain
  contournant ce fébrile présent

  à chaque fois que, à chaque dent qui
  dans l’arrache-douleur
  la barbe de cent jours
  rappelle-moi ton nom déjà, et le mien
  le sien
  le chien
  ainsi que tout ce qui s’emmure

  telle une lèvre en lisière d’eau
  d’eau vive
  la lèvre à vif
  on ne manque de rien ici, vraiment on ne manque de rien
  ni de silence ni
  de l’illusion du silence on se tire
  une balle dans la couille, dépérissant
  de non-envie

  un chien sur le côté, une mouette en plein crâne
  le cri qui déborde, un peu
  de la bave de nourrisson – il en fit une avec sa femme
  roudoudou gisant là, sur le gazon rituel
  synthétique erratum

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