mourir tranquille n’aura pas lieu. je lèche l’oreille d’un mur, j’y enfonce ma langue profond profond, et je tourne
: ça n’se réveille pas.
si dans une chambre vide ne se trouvent qu’un homme et un couteau, comment ne finiraient-ils pas par se rencontrer?
qui plus est si chacun d’eux se présente comme l’extension ou le fruit de l’imagination de l’autre
je ne me sépare plus de mon destin. je le garde bien serré entre mes cuisses, entre mes cuisses à moi
quelqu’un me mord au ventre, sans arrêt quelqu’un me mord au ventre. je perds les dents de mordre, je n’offre plus qu’un ventre
tu ne me prendrais pas la main. tu ne me toucherais pas. tu brûlerais la pelle avec laquelle tu as creusé ma tombe
je veux vivre quelque chose je veux vivre quelqu’un, un piquet s’est dressé en pleine balançoire
matin frimousse à rebrousse-poil, j’avais caressé ton visage avec ma queue, pour changer
je reste celui que je n’ai jamais été, qui s’est couché sur le côté en se demandant pourquoi, sans même savoir pourquoi quoi
une barre ne suffit pas, ni la colique soudain te prenant sur le plongeoir
tu me comprendrais si seulement tu avais pitié de toi-même. il serait alors facile d’aller-venir, partir et revenir, se coincer le guidon dans un frein clignotant
girouette oh ma girouette, ce vide sous le schlass…

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