la p’tite mort et puis quoi encore? le feu fouinant. de l’ananas pourri
ainsi le langage descend-il du chant, qui ne descend de rien, qui monte infiniment qui monte
qui ne monte sur rien, l’échelle sans barreau
camarade morpion, réveillez-vous. réveillez-vous nom d’un chien, je vous dis que votre mère est morte
faudra t-il l’enterrer ou bien l’incinérer, décidez-vous camarade morpion
. camarade morpion s’en fout. camarade morpion n’écoute pas. camarade morpion s’énerve contre la borne – il arrive pas à sortir son foutu billet d’train…
l’herbe a tellement poussé on n’arrivera plus à rien désormais, on s’en débarrassera plus, plus jamais. elle a reconquis le terrain. c’est pas qu’on y tenait vraiment d’ailleurs, au terrain. on foutra plus les pieds chez nous c’est tout, une bonne fois pour rien
mon p’tit machin il est très drôle. je le regarde de travers mais il fait semblant de ne pas s’en apercevoir et il crache par terre. par terre c’est plus propre
il y a des gens qui se suicident pour un rien c’est pas mon cas. il y a des gens qui se suicident même pas ça me regarde pas non plus
pour moi qui déteste les voyages, les résidences et les retours, la vie n’est pas toujours simple
par exemple quand je croise un ami dans la rue, nous ne nous reconnaissons pas et passons notre chemin sans même nous saluer, sans même nous dire alors ça va, qu’est-ce tu deviens, et ton môme, ça lui fait quel âge maintenant?

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