c’est comme si tout s’arrêtait, que le chien n’se levait plus
c’est comme sous ma couverture, et depuis l’homme qu’on aime
– me sais-tu? me sens-tu seulement?
il y a pourpre, il y a poulpe, il y a celui que l’on fut probablement, et je ne sais lequel d’entre eux
me lécha les babines
les intrus sont les bienvenus, j’ai gardé ma porte fermée: tout un tas de nazis dehors
rasant les murs haïr…
puis j’ai claqué ma porte à double tour pour en être bien sûr – j’ai seulement laissé
s’échapper les biches
les chevreuils
les cercueils
je n’étais plus l’homme d’aucun rendez-vous…
tu me manques etc, tu me manques tout l’temps
peut-être du fait que l’existence se confine à un niveau insuffisant de réalité
j’étais coupable, un aimable hémophile – me voici rétropassif à présent, mollard recraché sur la vitre gelée
vitre gelée
il faut une marge pour tout un poumon extérieur, une autre façon
de respirer ou un air purement air, hautement vent
à la fin tu ne me reconnais pas, me réduisant à mon si peu propre visage
celui qui me colle comme un masque, un bris de miroir incrusté dans la tête
et quand je voulus m’envoler ce ne furent pas les ailes qui me manquèrent
mais le ciel, tout simplement…
tu ne me dis rien, ce qui recouvre tout
en cachette j’accouche de monstres, ils implorent pitié or pitié n’obtiendront – c’est désuet, la pitié
mes amis rasent la terre, ils broutent ce qui reste à brouter, le peu que dieu leur a laissé
le chemin le plus court

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