on peut imaginer chaque chose pourtant comme le désir, tout à la fois inné et actuel, d’elle-même
je ne suis pas seulement d’être sans raison d’être, mais aussi d’être puisque sans raison de n’être pas
– d’où ce flottement perceptible entre les lignes du destin
de l’ombre dans le paysage
et s’il ne bouge c’est qu’elle tremble, de son silence chevrotant
si je me jette à l’eau c’est que profonde y est l’onde, et la chute en roue libre…
seul le désir détermine la densité de réel – d’où l’inactualité de prétendre échapper à ce qui par essence nous échappe: l’émotion (cela-même faisant que le néant ne correspond jamais tout à fait au néant, ce léger décalage…
l’ascension ne se fera pas sans s’être grimpé sur ses propres épaules
et de là la vue s’éprend, de sa seule vision j’imagine – ou devrais-je m’abstenir
de cet imaginer?
le terme est un carrefour, les routes se disjoignent, l’accent
se désarticule comme on dit je te crève une bulle, alors qu’en fait je te crève même pas, c’est juste une expression,
le fond d’un désaccord
comme ça va plutôt moyen, j’ai pensé clouer le destin à la porte d’un espace vacant.
il me faudrait une autre idée comme celle-là pour la balance, ou la bascule entre la parenthèse ouverte
et le dernier point de suspension (celui d’avant le haut saut dans le …
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