du fond de toute chute quelque chose s’élève
de chaque chatte un soupir tu
je marche dans la boue et la boue s’embrase en quelque sorte
je marche nulle part et nulle part s’anime – c’est ici désormais
je creuserai une tombe, pour être sûr au final de tomber quelque part
d’afficher un semblant de sourire à l’horreur qui s’avance
l’herbe pousse, on ne peut pas la laisser pousser comme ça, on ne peut pas se laisser aller à ça, quoi que ce soit
: il faut crever
on s’embrassera tant qu’il faudra, mais à la fin je te promets on s’aimera
ou on fera le tour du pâté de maison, main dans la main ou le sable mouvant, sexe à l’arrache
– qui saute le premier aura un bonbon
t’es trop chamallow
t’as le corps d’un solex, l’esprit d’un oubli permanent
la vive douleur d’un aller-retour pour rien, nulle part
je me demande d’abord pourquoi je vis
et ensuite pourquoi je ne vis pas, à la même question
on peut se raconter des histoires pendant longtemps encore, et après?
après rien: on continue comme ça, évitant d’y croire tout en y ressemblant
je marche comme je peux, et je peux en danseuse, sur le vent n’attend pas

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