la pluie dans l’overdone

  les mains sur la tête et la tête dans le dos, que pond-il? ma vie ne recommence pas assez. j’ai donc recouvert ton corps de lettres, jusqu’à ce qu’on n’en voie plus le bout

  il n’y a rien à se dire. qu’à se cracher le silence à son propre visage, et ranger le reste dans l’armoire aux secrets mous. je vivrai peut-être un peu encore, un peu à tout casser

  ces oiseaux malheureux, ces oiseaux qui ont soif. ou alors au contraire qui moisissent sous la pluie, qui pourrissent sur pattes. on leur déchiquettera les ailes avec nos petits ciseaux à bouts ronds

  j’avance d’un faux pas. seule la route est droite, sourde comme un pot. elle ne reconnaît pas tout le monde des fois faut soulever une jupe, baisser un slip, renifler ça

  je ne sais plus combien je pèse. je crois bien je pèse rien. pas même un souci. on entre par la mauvaise porte on se dit tiens, me v’là encore dehors. il y a de quoi se faire du souci

  il y a les autres aussi, comme à la malaimante. je redresse le chemin le chemin va toujours tors. il n’apprend pas. quand il saigne du nez il faut lui mettre un bout de papier dans la narine

  la mer ne mesure rien, je l’ai testé. elle rentre de bon matin elle demande si ça va. comment peut-elle juste demander comme ça si ça va. à quel guichet coule t-elle. c’est la mer

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