et sur le vrai courage s’en fout, et sur la vraie vie s’en fout, un petit cheval gris – était-il si petit, vraiment cheval, ou même gris? – trottait
je n’ai rien de fond en comble, pourquoi cela persiste t-il à ne pas s’effondrer. devant moi tout va blanc, devant moi tout dans l’noir. range donc ta colère dans le sac à billes
pourtant je croyais bien. encore fallait-il s’y faire et je ne m’y faisais point. la muerte libérera tout ça. la peur régresse, la digue cède. la digue ding dong
ma maîtresse au paravent, ma maîtresse à l’abri du vent. et il ventait devant ma porte que veux-tu c’est comme ça. comme ça c’est un auto stoppeur sur une route déserte
j’ai les amygdales. je les recrache. je recrache les chez-moi. près de chez moi la pierre tombale. d’ailleurs je ne fis vraiment que m’y promener. vraiment
des petits hameaux de circonstance. des petits gruaux d’orgasme. c’est la précarité à tous les étages. l’éternel après bien des ravages, des acrimonies
ça menace de tomber mais ça ne tombe pas. c’est là tout l’effondrer, la gageure d’un doigt se noyant dans l’colon. à contre-courant de vivre, comme le reste dirais-je. ou ne le dirais-je pas. non, je ne le dirais-je pas

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