putain mais quand on n’a rien à dire on la ferme, quoi
petit rouleau compresseur compressé, décomplexé
petite pelle
salive en stock et gros mouchoir
je m’appelle vendredi
je m’appelle tous les vendredis
à part vendredi dernier, où malencontreusement je, enfin j’é-
tais absent, précisément parce qu’absent
et pour cause d’absence rien qu’absent, un peu mais tout aussi sévèrement que
que
que tous les autres jours
je m’appelle à mon boulot. heureusement, je n’ai pas de boulot
je n’ai guère la joie non plus
d’être par-dessus et de faire ouf, ouf, ouf
disons un peu comme on meurt, à moitié comme on meurt, c’est à dire la moitié
qui meurt et l’autre qui ne meurt pas, tranquille
la gloire s’en va
je fais tout pour la retenir mais shlouf, la gloire s’en va
mes années mes lumières, mon petit rat bougri
la lune nénuphar – faudra bien un jour que je me parle de celle-ci
de celle-là
ou de celle plus bas encore, et dont on n’a rien dit
et dont on ne sait rien
vu qu’elle n’éclaire pas
j’habite à côté de chez moi, dans un avenir de moins
en moins proche que ça
ras le pubis
ras, tout l’ennui
si tu te portes pâle tu te portes pâle ,- cela ne donne lieu à aucun commentaire
là tu vois bien qu’on ne commente rien si ce n’est
le rien en toute sa splendeur
le rien en toute son horreur
et allez une, di’ng din’g don’g, et aller où, aller où en commençant par où
et finir où au final à la
pénultième et anté-
pénultième
Laisser un commentaire