j’attache une corde

  mon ventre dansait. et que faire d’un ventre qui danse, dont le nombril ne reste pas en place. le punaiser au tableau noir, ou l’encastrer dans celui d’une fille, passablement fille, et quelconque

  je ne marche pas. dans ce sens-là du trottoir je ne marche pas. et dans celui-ci non plus. qu’importe que ce soit sur place ou de place en place par petits sauts de biche: il s’agit d’un même piétinement. et je ne marche pas

  vu d’ici je ne m’embrasse pas. ou me manque à chaque coup. à chaque coup patinent les lèvres, tombe la joue – barrent les dents, racle la langue. vu d’ailleurs je ne me regarde pas

  elle et son nom, dès qu’elle se prénomme. toujours un autre, jamais le même, outre qu’il ne change pas. nous nous attaquons au mensonge simultanément de face et de profil, plus rarement de dos. des profondeurs nous l’extirpons. même s’il ne répond pas

  les fraises sont mûres. ce qui semble sexuellement pertinent. sexuellement raconte-moi, une histoire notamment. un parcours exemplaire, qui finisse par un splatch ou je n’sais quoi. sexuellement retire un doigt

  j’abrège, mais je n’abrège pas. alors j’exhorte, à une certaine forme de conjonction. je ne m’attends pas à ce que tu portes ton attention de ce côté-ci – je veux dire du côté où t’épie tout un néant. néant sexuellement transmissible, ceci dit

j'attache une corde

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