ça marche ou ça ne marche pas. des fois ça marche, et des fois ne marche pas. je n’ai pas de destin. j’appuie sur la pédale et toujours pas de destin. je te regarde faire, sauvagement nue
tu me prends la tête entre tes mains. d’un geste brusque, d’un agile coup de chatte, tu me rabats la joie. il n’y a que moi qui tremble, quand tremble tout autour
je ne suis pas parti loin – juste de quoi susciter l’idée vague d’un retour. tout au long de la nuit la nuit me manque, je place un bol dessous. j’écoute le ploc, je guette le floc. tu me dis prends-moi par derrière, je ne veux pas que tu vois mon visage
déduis-moi de l’amour. de toute forme d’amour. de cet amour qui fait que les mères n’abandonnent pas leurs petits, ne les laissent pas crever de faim. laisse-moi crever de soif je t »en prie – les pitiés changent de trottoir
regarde-moi t’aimer et tire la chevillette. les héros ne choisissent pas, élus d’une nécessité qui les dépasse. et moi je revois passer le film, repasse la scène, lever la jambe et s’affaisser l’épaule. je jouis d’un rien vois-tu – tout ici est vivant
le dernière ligne. presque la dernière ligne. et pas tout à fait droite non plus. on ne peut décemment pas se contenter d’un destin. alors on s’torche le bras on se dit bon, on continue. on continue mais ça ne mène guère plus loin. on joue de la braguette c’est bête
Laisser un commentaire