pinçon ardent

  j’échangerais bien mon chien contre rien, me femme contre une bundes-party
  comment c’est facile de mentir, sauf quand ça devient impossible évidement
  ou que tout devient impossible
  la preuve : je n’existe pas

  la nuit ne se rend compte de rien – elle ouvre juste des yeux énormes et se dit mais comment j’ai pu louper ça, comment me retrouvé-je dans le haut alors que
  le bas n’a même pas commencé

  tout d’une vie, mais rien d’une nuisance allez hop c’est fini – allez hop c’est fini, définitivement fini – ça fait si mal et pourtant qu’est-ce que ça soulage, définitivement fini
  fini sur toute la ligne

  je m’ouvre une porte. dedans crashe au-dedans tandis qu’
  au-dehors s’envole, mais putain s’envole où, où et haut, s’envole où
  lorsque je reviens à moi me voilà déjà nulle part
  et nulle part me répare

  entre la mort et dieu, je n’ai plus ou ne fais plus aucun lien
  le linceul d’un destin me découvre une épaule
  tu m’attrapes par la barbe pouah, je me coupe la barbe
  je crois bien que j’ai eu tort avant toi, alors laisse-moi passer
  dernier recueil

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