nos prêches candélabres

  déchaussé la littéralité et je m’en suis allé
  les pieds gelés le bec en suie
  et je m’en suis allé

  terre j’y touche pas, je te promets que j’y touche pas
  terre j’y pose pas l’orteil, le genou, terre où tout entier j’ensevelis
  mon corps en son nombril

  je ne couche pas dans ton cerceau
  je ne couche pas, je ne coule pas sous ton arceau, j’ai d’autres vues, visées visions
  un genre de vérité sans le papier, sans le cadeau
  : le cerceau pur

  la soupe sans ami, le mistral sans vent
  qu’on touille à la cuillère c’est tout, la soupe sans ortie
  le mental radical

  quand il fait beau comme ça on se croirait vivant, presque vivant t’entends
  quand il fait beau comme ça sur la
  pelouse ébouriffée

  détenu pas détenu, sur vos genoux j’ai pas tenu
  de mon loin oh si loin, et de plus loin encore je ne suis
  revenu
  . sur les g’noux

nos prêches candélabres

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