déroute psychique

  il y a pomme pierre ciseaux, et puis il y a moi, le trou au centre du cercle le cercle
  tout autour de nulle part
  il y a même un pigeon qui s’envole à chaque fois que
  l’on fait clac
  ou qu’on se brûle un bach

  désormais la nuit commet – on ne s’y reconnaît plus
  vivre comme n’étant pas chez soi, hostile à chez soi, allergique à chez soi
  mauvaise mère
  mauvaise mère mauvaise paire de manches
  mauvais tout court

  sur mon chien j’ai marqué mon prénom
  à la craie, pour qu’il ne s’efface pas
  d’où que je parte j’aboutis toujours au même : j’aime un dieu, un seul dieu
  un dieu
  si définitivement seul

  en plein vide il y a une chose qui pend là, inutile
  un mort pend à une louche de terre, il ne rigole pas
  personne ne rigole
  personne ne montre ses mains (ses dents, ses seins), si blanches soient-elles
  quelqu’un me tue devant

  chaque fois que je l’ouvre
  l’ouvre et pour ne rien dire
  rien dire et ça s’inscrit dans l’acier, sur
  la gencive d’une vague et cetera
  alors fais pas chier

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