le vent les amaigrit

  j’arrive à temps perdu, à temps perdu j’arrive enfin – zoom sur la faille du temps perdu
  : un bout de lard au bout d’une pique…

  il y a l’art de vivre, et cel océanique de crever
  entre les deux, juste au milieu, coït annexe, tu me demandes et l’heure et le cadran
  l’aiguille défaillante…

  chien de merde et chien qui ne renonce à rien, quel jour fait-il?
  quel mort se souvient-il de moi, le veuf universel, l’éploré
  veuf de compagnie…

  j’arrache mot à mot les os du nuage – marie nue vêtue d’un simple gilet jaune
  l’innocence déborde, nous n’avons plus de bouche pour vous, nous n’avons plus de sein, cancéreuse amazone
  en nous plus le remous
  du jour tant attendu…

  mourir debout c’est plus sportif – maudites soient
  les immortelles d’un jour. j’ai des jonquilles, et des jonquilles en touffes – maudits soient
  ceux qui n’ont que leurs bras
  pour rames et d’ici-là
  le vent les amaigrit

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