je n’ai pas de volonté, telle est ma volonté dernière.
je n’abrite de rien, tiens-moi le parapluie
et lorsque je jouis c’est à tort et à travers – y a t-il un sens juste
au vent qui s’en retourne?
mon chien qu’un chien saborde, mais c’était pas le même.
cet amour de la nudité spirituelle le doit-on à la souffrance, ou à la rude habitude
de se branler en silence?
le chien c’est mort
errant par tous les temps, la jambe creuse il boite un peu
à moins qu’il ne titube
un pas sur deux c’est une valse
qui boite un peu, et que faire de soi mort, et pourquoi de soi mort
faire quoi que ce soit, sinon qu’ça pue?
un homme est à rebours d’un homme
et ce quelque soit son genre, son côté punk
j’ai pas la vie devant moi, ni derrière, mais la mort en plein centre
alors pour subsister je traîne à la périphérie, dans la pure banlieue rose-fumé
de varsovie sur sarthe…
il s’enfonce comme un clou, si ça se trouve c’est un clou, un clou
qu’a pas trouvé son trou.
je crois qu’il va marcher comme ça mille ans tout seul, en écrasant les herbes
comme à chaque foulée plantant son bâton ivre
dans l’œil d’une pieuvre…
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