la pluie selon son genre et alors quoi? alors il eut été
bon si j’ose dire, d’assumer l’existence – assumer quoi? assumer
l’existence, ce côté rance de l’histoire, ce côté funk
ceci me sert d’aimer
et cela, pour toute échappe à la nécessité: le trident
d’une tristesse affolante.
c’est à déraciner qui quoi, c’est à larguer précaire
dans l’oubli si je veux
ce n’est pas mon langage. ce n’est pas
ma suprématie-lige, la preuve par le vide
si prenant place autour et derrière toi, je pends un clock – je pends
un clock
chez moi n’existe pas, je nettoie mon balcon
de ces feuilles mortes et bien mortes
– un sexe s’introduit dans un autre sexe avec
bien moins de subtilité que ça
combien d’accents ont su mouler ma langue, et l’assouplir
m’en manque t-il encore un, précédent le chant e
ai-je jeté ce pont vide
sur des cartes sableuses…
tu vois tu sais comment on dit, cependant n’en dis rien
empale la merlette d’un pieu tout de guimauve
et de nuage calcaire
tu vois tu foules
l’herbe rase – un vent s’en mêle
à la brutalité du vent susdit j’oppose ma surdité, c’est pas comme si
je savais où j’allais…

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