c’est les aimer jusque là

  ma soif y va sans soif, après elle part.
  je la traite de menteuse, de menteuse et de menteuse, de menteuse tout le temps
  où habiter? homme ou ange, femme ou bête dis-moi donc: où habiter?

  les chiens sont transparents – on y voit à travers et qu’y voit-on à travers?
  le trottoir, ce savant…
  dans ta vie on ne trouve pas de trottoirs – qu’une rue vide, et sans appâts
  qu’une rue vide

  tu me fermes la gueule mais quand tu crois me fermer la gueule tu ne fais qu’ouvrir un trou à l’intérieur d’un trou
  enfle le trou, jusqu’à l’épaisseur d’une aiguille, l’épuisement du manque
  ne suis riche de rien, pas même de moi, j’attends au parc j’attends
  au cas où tu repasserais

  fessée chinoise et mort de trouille, langue râpée au lèche-foune
  j’ajoute une flaque – il y a même une photo de moi en train de porter une pierre
  vaincu d’emblée, j’aime à rebours…

  il embrasse le lépreux il se
  branle entre deux, une meuf lui dit arrête, mais putain arrête il fait comme s’il
  avait pas entendu, il embrasse le lépreux le lépreux lui dit bon, ça suffit – il se rouge les lèvres il se dit bon, que le lépreux s’en aille en
  emportant la meuf. lui se défend d’être

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