alors on a repris nos clics, nos claques. on a fermé l’eau, le gaz, sa gueule et le courant. la mort dans l’âme et en avant, hop en avant. en avant rien
muré le paradis. nos bénitiers jusqu’à rebord de crachât. on se retrouvera bientôt, ici là-bas ou bien nulle part. on est déjà perdus
à partir d’un moment on lâche l’affaire. ça nous déchire un peu, bon, ça nous étripe en vol. à partir d’un moment je me déchire c’est sûr
qui que quoi je, l’abcès crevé. le genre qui te caresse à rebrousse-poil. avec la langue. avec les dents. avec les doigts tout s’écartant, si on fait pas gaffe
il pleut et pour pas un radis, c’est comme ça tout le temps. ça tombe dans ton bol c’est comme ça. ça tombe de toi en toi. pathétique
je ne manque de rien, sauf de rien. alors je m’assieds là tranquille – j’imite un mort et je regarde passer. limite je laisse couler
trop vieux pour se souvenir. à lécher le glaviot dans la soupe. la soupe froide la langue s’y brûle, pourtant
quand vivre est au suicide. quand marcher sous et quelle absence, un ciel pouilleux. j’accueille les jours heureux, semblables et miséricordieux, je me dis c’est donc à ça…
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