d’autres se sont dit : toi, boomerang creux

  l’abîme l’attriste. personne ne dort
  personne derrière le paravent non plus, même si d’aucuns pour se consoler continueront à se dire
  que doudou n’est peut-être pas mort pour rien, après tout

  je ne mange plus
  j’essaie seulement de ne pas me faire tuer
  par la mort qui patrouille
  ou par l’insignifiance blette.
  selon une autre version je mange de l’herbe, des bestioles
  que l’on trouve dans l’herbe

  ,le ciel ment. c’est plus fort que lui, il ment
   je… faisais mes exercices d’aïkido comme tous les matins, quand soudain je pris conscience
  que le ciel mentait.
  mais que faire de ça, vide révélation
  anus sans perspective ?

  j’ai en ma possession une lanterne, dont j’ignore néanmoins le processus d’allumage
  il me faudrait inspirer l’atmosphère entière
  pour ne pas imploser, ou suffoquer d’un tel soupir existentiel
  zob en déperdition

  avoir mal à l’homme, au centre de gravité de l’homme
  l’angoisse en guise de moelle épinière, et cette méfiance suicidaire
  sinon c’est pas grave : je danse avec toi
  advienne ce qu’il advienne, moi je danse avec toi –
  je veux dire ton absence, ou l’absence en tant que telle

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