à part une maison vide

  les hommes s’entraînent mutuellement dans la mort, c’est quelque chose auquel ils
  ne peuvent résister. ils rebondissent comme ils peuvent sur ce qu’ils trouvent de mou, de dur ou d’immoral.
  tu ne peux pas t’imaginer à quel point je suis froid en dedans et cassé. un gouffre froid

  notre fraternité chérie, c’est pas les walkyries.
  je cherche un chien – à dire vrai j’attends qu’un chien me déniche, égal sans fortune
  j’ai peur de me réveiller le matin. une fois réveillé, la peur s’accroît encore on sait pas où elle veut en venir

  un petit chien mazout, un petit os à boire – je suis vraiment navré de t’avoir déçue je ne recommencerai pas. je ne recommencerai plus. je démentirai toute confiance qu’on voudrait à priori m’accorder.
  je fumerai par les narines, je pleurerai par les racines…

  je jette des cailloux dans la mare. par principe soi-disant, ou par simple désœuvrement. je crois n’avoir fait ni ne pouvoir mieux faire que de jeter des cailloux dans la mare, si ce n’est par principe, au moins par désœuvrement

  affabule et moi. nous sortons le tison de nos propres entrailles, ayant remué remué, attisé attisé. à l’heure de rendre son âme que rendrons-nous donc. cette heure comme à toute heure, et toute heure ne rende rien

  il fait si froid dehors. on se croirait tout en-dedans…

à part une maison vide

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