ose et reviens. touche-toi le sexe apparemment, pour ne pas tomber et te dissoudre dans le néant-néant. accroche-toi à la barre, crache sur la pluie. elle te le doit bien ça, la pluie.
j’ai lumineusement ôté mes pompes. alors j’ai pu m’étendre et de ce fait un lit me fut conté. un sombre paillasse. j’ai du pleurer toute la nuit. et tout le reste de la nuit aussi, j’ai du pleurer.
tu ne dis quasi rien. juste tu répètes après moi. par exemple que tu as noyé la cour de récréation. que tu t’es immolé par le feu mais le feu ne prenait pas. allumette mouillée ou je ne sais quoi. immolé par un feu mouillé.
creuse un trou. heure après heure, âge après âge, creuser un trou. toujours le même trou. creuser toujours le même trou – son trou. ce doit être du sable ou du vent, car de trou ne s’ouvre toujours pas. ni sur rien.
il faudra prendre de la hauteur. monter sur une chaise. peut-être même battre des ailes si seulement on avait des ailes. s’enrouler une corde autour du cou. ou descendre reprendre un bout de tarte. ça revient un peu au même. un peu oui, mais pas trop.
sinon il vaque à pas grand chose. à ces petits rien qui s’amoncellent dans un coin de sa vie. mise au coin de sa vie. « sa vie », ça sonne bien. c’est pourtant d’un autre son qu’il s’agit, résonnant étrangement quelque part de dans les murs ou sous le lit. du moins sous le lit, je crois.
Laisser un commentaire