il faut mourir. la mort en soi reste secondaire
n’être le jumeau de personne ne m’aura pas franchement aidé non plus
l’image dans mon crâne, et son destin de poisson rouge…
j’apporte un jour tu me remontes
le slip.
il y a des caresses qui se perdent – parfois pas de caresses
du tout.
une jambe plus basse que l’autre d’un côté et de l’autre
un ciel un peu fébrile, par contumace
on se parle comme ça, disons de but en blanc
comme on se parle à soi, la voix patraque et l’oreille caverneuse
à quoi ressemblerait donc le suicide d’une fenêtre – un genre de « déshumanération » ?
si j’avais un dictaphone je pourrais m’enregistrer, improviser de vive voix quelque rachitique poème
charrier l’absence ne saurait constituer un but en soi, pas plus de mon vivant que de mon mourant
d’ailleurs tant qu’on y est, les morts se brossent-ils mes dents ?
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