nous nous silenciâmes. or nous nous quittâmes. et depuis ce temps-là rien ne peut venir à bout
de notre indétermination
de notre mélancolique attrait pour tous ces jours-arrache, ces herbes mi-folles mi-gazon, mauvaises et mauvais ne manquant cependant
d’humilité, ni d’absence ferme de
conviction
et moi je mange avec quoi. avec une cuillère ou quoi. et j’ouvre ça avec quoi, en m’arrachant les doigts ou quoi. quelle porte flaque, quel vent me malmène – tu dis amen ou tu dis quoi
alors tu trais la vache. tu perds une dent. tu zappes la date de naissance de tel ou tel enfant chétif. paisse ton genre sous un ciel crayeux: enfin tu vis…
je ne me mords pas la queue je
n’amasse pas de butin. d’où cela vient ça m’est égal. je me laisse flotter sur un matelas de pierres rugues, un tout petit chien couché, pour ainsi dire couché
contre mon flanc
je ne me rends compte de rien – mais que le fil est lent
du temps des queues d’cerises et qui s’étire, s’évase, projette de vastes horizons en marge des progrès
et s’emmerde tout seul…

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