marin constant, cristal en boule

  ce qui fait qu’il n’a pas vraiment vécu, laissé aller… certains s’abîment en route. d’autres tombent déjà tout esquintés, tout flippés d’entre les cuisses infanticides. d’autres enfin s’en sortent indemnes, mais y succomberont quand même…

  tu n’y échapperas pas – à quoi? à la rose en parka: elle a des épines tout le long de sa vulve et dans sa bouche. elle parle une langue mystérieuse, que les gens d’ici-bas n’entendent pas. il y a des jours où tu cherches vainement à te persuader de son inexistence

  je n’ai pas mis d’eau aux plantes. j’ai oublié. ou j’ai eu la flemme. et puis je m’en foutais après tout. si je vais me chercher à manger ce n’est pas parce que j’ai faim, c’est juste que je n’ai pas la patience d’attendre que j’aie faim. je n’ai pas le courage d’avoir faim

  une autre fois sans doute… celle-ci fait la part belle: aux idées sans suite, fumeuse inconséquence; aux fausses confidences, jeux de main jeux de vilain me diras-tu; aux visites sans surprise, les pentus golgothas du dimanche…

  on se contentera de tourner la tête vers le large – vers le large c’est ça…
  et puis nous soupirâmes. vous soupirâtes nous soupirâmes. nous soupirâmes c’est ça…

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