chair de ma chair o
substance aqueuse – il ne
se passe rien
de bien méchant mais le temps presse
quelqu’un me recevra
t-il, mains jointes mains ouvertes
le creux rugueux d’un lit, le
réveil à sa tête j’y
travaille non je ne
travaille pas
elle est passée par là, ça
se sent encore, et partout
je retire
un caillou du tas, je défais
un pas de côté, je tourne en rond
en rond en rond en rond
et en dernière instance, il (le rond)
se couche à mes pieds
large suspens
enfle le froid, l’émo
tion n’y trempe pas
un ongle, et vers le sommet, vers
le sommet plutôt, s’épand
le large, s’embarque
un homme jumeau, un homme
jumeau de rien, sous un
minuscule parapluie
distances
s’entrechoquent, il faudra bien
vivre avec ça
ou même sans, il faudra même
se passer
de vivre soit dit en
passant, comme ça se passe, distances se
désarticu
lant c’est bien ça
j’en tombe
et j’y retombe, bras ballants
bras ballants ombre blanche
j’en tombe et mon
bâton d’encens, le jour se lève
le jour se lève, or, bâton rompu
le jour se lève mais n’en
revient toujours
pas
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