il ne
parierait pas un kopeck sur moi, il em-
brase mon oreiller pourtant, je le
repère assez souvent, l’air de rien
la rivière d’une seule rive, je la connais, elle coule
de mon répertoire, j’en re-
configure chaque vague
chaque vague
je ne me comprends plus, je ne
me comprends pas, j’écarte un peu les jambes ça se
grève à l’entrejambe, que se
passe t-il donc, qui parle
dorénavant
tu t’avances
belle comme un clou, tu t’enfonces, tu t’a-
vances en enfance, tu poses
genou à terre – c’est là que tout
commence
si je m’oublie moi oublie-moi
borde la mer, la mer tu sais comme
je la soupçonne, séditieuse
de se hisser des profondeurs, torchon éjaculé
une route en recouvre une autre, une main écarte ses neufs doigts, tirant sur les jointures – j’ai l’impression
de dormir dans le corps d’un étranger, de m’éveiller
à l’impropre
étrangeté du quotidien
Laisser un commentaire