un jour où y avait pas grand monde

  les heures sont les heures
  on les voit se promener parfois
  pieds dans les poches

  l’odeur de géranium
  pisser sur ses godasses, à cause du vent entre autres
  les bons souvenirs de mon vivant

  aller les yeux bandés
  rester assis, les yeux froissés
  les yeux grand ouverts du mort

  penché sur le côté
  accrédité d’un souffle
  il dérive sur place…

  maintenir le son, la forme
  et piétiner le fond
  de rage et d’impuissance

  j’caresse mes bleus. la salle de sport
  impeccablement vide
  – où couler dans le dur, quand sous le dur dort le dur ?

  un monde inhabité
  par exemple un mardi
  il ne se passe jamais rien, le mardi

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