appareilleuses appareillantes: le noir dedans

  se traînent à terre
  supplient
  pour un gobelet d’eau
  ni-morts ni-vivants
  immobiles régressifs, rampants surnuméraires
  – un seul d’entre eux avait mon numéro

  dieu parlant par la
  bouche cousue des
  enfants morts – et alors?
  alors une vache
  encule une autre vache
  qui elle-même… jusqu’à la toute
  première fois, le premier rendez-vous
  manqué

  traire l’ennui; racler son cul sur
  la moquette élimée, je vais en cheval nu
  amèrement nu
  depuis que la chute existe, le sol s’est
  dérobé, déféqué sous le masque – j’abrège
  mais j’abrège pas

  soirée guimauve, et tout le
  poids de leur maigreur
  t’arraches un ch’veu, t’arraches un poil, tu mords à même
  la peau d’vénus, t’en scrutes l’anus, mirobolant – garde-toi pour l’audition ça va
  galvaniser les foules

  le rase-miteux, ce dès le
  petit jour, l’enfant nu du mitard
  j’accouche d’un chien, un chien sans ses
  pattes de devant, ça commence mal – ça finira par
  se ronger le gland

appareilleuses appareillantes: le noir dedans

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