ou d’un virage à froid

  le pire je le garde pour moi, rien que pour moi, le pire je l’aime rien que pour moi
  pour-moi c’est mort – mort c’est vrai m’entraîne là, à ça
  je sais plus comment dire et oh mon dieu, je sais plus
  comment le taire non plus

  j’ai tout niqué
  du nord au sud j’ai tout niqué, et du soir au matin, pareil
  tu peux pas savoir la douleur d’être étranger, la douleur
  de cette émancipation-là
  un trou dans le trou surplombant la fosse

  j’avais un trou
  j’avais même peut-être un fond du trou, maintenant je n’sais plus
  je n’sais plus qui du trou, ou de l’homme
  se pencha le premier

  le vent c’est quand il souffle – le reste meurt avec nous
  il fait si froid dehors, dedans dehors, le reste meurt avec nous
  on ne fait plus semblant, ni même de faire semblant : le reste
  meurt avec nous

Published by


Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *