lacrymogène

  mort à son comble, c’est quoi – il faut y aller. ça m’fait tellement suer que j’en crève la nuit, que j’en chie tout un rat. supporte une lieue, deux lieues, tu vois bien que je suis à personne

  il n’y a plus cette terre. seule la mer, morte inédite, tanguante indivisible, répare l’irréparable. et je t’entends dire toi le taudis, ouais mais moi j’ai des piles – ouais mec moi il me reste, des foutues piles

  j’adore une jambe. je me frotte tout contre, le long. lui trépane un anus. depuis que je sois né o ma vie je sois né, et je saigne de l’arcade. sourcilière ça ne développe rien, mais je saigne de l’œil

  tu représentes rien. ni demain ni d’hier, tu représentes rien. tu te forges un destin à la force du poignet ou la traction arrière, tu t’efforces de rien. t’arrives là gueule ouverte, langue pendante et tu t’amuses à quoi, hein, tu t’amuses à joujou

lacrymogène

Published by


Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *