et rien n’empêchant rien, les âmes d’ici-bas

  midi n’est pas fortune. fortune s’ra privé d’luxe.
  j’achève la terre. une fois le dommage entériné, j’achève la mer, j’m’arrête à l’horizon
  tout l’monde s’arrête à l’horizon. à l’horizon on change de ton, à l’horizon
  on tombe dehors

  tu vas dire toute la douleur, tout le mal qu’il y a en toi, tant que mourir c’est jouir.
  après cela, le pardon ayant tout effacé, et te remémorant tout dans le moindre détail, d’une exactitude désaffectée
  si la lumière encombre la lumière, alors la lumière souffle la lumière

  on est tous le mort de quelqu’un mais une fois brossées les dents, consentiras-tu donc à m’embrasser, ventouse mécréante?
  je n’aimais rien. je peux te l’avouer maintenant, je n’aimais rien
  par crainte de trahir quiconque…

  les morts enterrant leurs morts, foutent plein de terre à côté.
  père-lachaise des gueux, comme si dieu n’imprimait pas, comme si dieu ne faisait
  qu’occulter dieu, travailleur indépendant, péril péri-urbain, émigré sans latin – à faire reculer d’un crachât les limites du
  néant hop-là

  le plus petit commun dénominateur nous incombe, trois petites crottes simuleront un paysage famélique
  je me souviens des heures impaires, des voix gercées, perspectives radicales – j’aimai sans raison d’être et ce ne pouvait être, honteusement,
  par amour…

et rien n'empêchant rien, les âmes d'ici-bas

Published by


Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *