vibrant hommage au parapluie

  tu tournes en rond. en rond n’a pas de fin
  le temps te mord au mollet, tandis que par devant tu trempes ta queue dans la bouche béante, tendre amnésie

  d’ici à là tu penses qu’un courant te porte mais tu perds pied, prenant appui dès lors
  sur la source tarie, le val vide

  tu tends les bras, tout lentement, repartant d’un seul bout
  le tronc reste à la corde. torche spectrale. juste au-dessus ou au-dessous
  du nombril

  tu dors à même ton pull. c’est pas comme ça qu’on gifle, ni que l’on sort indemne
  du temps absent

  ta beauté tombe à genoux, ouvre la bouche, et prédit le malheur. on dit que tu parles dans le néant
  bla bla bla dans le néant

  en croupe, malodorant. libertinage métamnésique, mirabilis d’outre-tombe – eurydice piquée
  par un serpent s’en mêle…

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