fang-fang est au milieu

  je n’ai pas pensé à toi, ai-je pensé à toi, j’ai pensé à
  ne penser à toi, puis j’échouai
  d’éclipse en éclipse et vice versa, je patientant
  à la buvette – mais quelle apesanteur
  pour renaître poisson…

  c’est mon épiphanie, voilà l’décor
  le sort n’est pas coutume, ou pas encore
  je m’emmerde en marchant, alors je ne marche plus, aimant d’un amour inconditionnel
  le vide illimité

  c’est toujours ainsi qu’on s’y prend, transat, et les yeux dans le slip…
  un jour viendra, à moins qu’un jour
  ne vienne pas, et où n’y étant pas j’y
  serai sans restriction
  ni excès

  s’il pleut sur moi c’est que sur moi
  ne séchait pas, tandis trop sec, tantôt si frais
  – n’en finira t-il donc jamais, le déchirant
  miracle d’être?

  je ne suis plus rien, je sais que je ne suis plus rien
  alors qu’un ciel illuminé
  investit l’es-
  pace vacant…

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