les mains qu’on vide
une à une
et de leurs poches –
d’où et quand il nous
faut repartir…
pourquoi tu baises, et si tu baises à l’envers, quel temps fait-il
et quel nœud te tord, quel hoquet te secoue, donc?
je retourne à l’instant, l’instant se désintègre
ce n’est pas beau d’approfondir comme ça
la mer comme on se noie, à l’inhabile souvenir de soi
le silex sur lequel on s’acharne avec à la bouche une
moue de dégoût, pour atténuer le désespoir
– la grâce au congélo…
de chaque côté, c’est un truc qui meurt, ou qu’on tue farandole
j’ai des papiers moi vous savez, des papiers pour survivre
en terre d’exil
en terrain miné, exécré
en vague arrêtée net, en cœur (ce poulpe d’avant la scission entre couille et esprit)
cloîtré
j’aime ma ch’mise, mais ma ch’mise se déchire
j’ai pissé sur le mur d’en face j’y ai lu les questions auxquelles
seul dieu aurait pu répondre mais non
– ainsi confirmé dans
mon désœuvrement…

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