les éphémères

  on ne se parlait pas. on n’osait même pas
  se regarder
  on devinait vaguement les choses du lointain. on ignorait les choses cantonnées au présent
  tout finit certes, mais tout finit par jouir, silence froissé. faille dans le nada

  la vie, telle que l’aiment éperdument ceux qui jusqu’au bout la nient. l’existence vue du néant, généreux au point de ne se préoccuper
  des apparences, ni des jours creux. quoi qu’il en soit les pauvres
  abondamment raisonnent, et brassent

  je m’achète un manteau. on me dit pourquoi tu t’achètes un manteau en pleine canicule, gentil petit parapluie. on me dit des choses comme ça rarement ça arrive parfois je comprends mais qu’est-ce qu’on me demande non, donc
  et puis j’y suis retourné, et retourné encore, mille fois retourné, toutefois jamais ne l’y
  trouvant, hors le vide à la place

  un jour une fille m’avoua qu’elle se masturbait, simplement comme bonjour pourtant je ne compris pas
  le sens de la réponse. or des hommes fragiles, presque des enfants, mais lumineux de leur amour, maigre bagage humain,
  y faisaient référence…

les éphémères

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