pas le temps pas la craie d’une marelle, je m’en couche une
je m’en couche une je tombe des nues, ça n’arrive peut-être pas à tout le monde mais en tout cas
à n’importe qui, plus ou moins n’importe qui oui ça peut, un jour que ci, un jour que ça
ça dépend
ça dépend de ci ça dépend de rien, disons que
ça coule de soi, on a fait ce qu’on a pu, et même si non, même si
on n’en a pas fait tant que ça même si on
n’a rien foutu en fait, vu le ciel bas et qu’on
n’en avait plus rien à battre en fait, tant au fond
qu’en surface
j’attends toujours
certes je me tourne les pouces mais n’empêche, j’attends toujours
j’attends tout l’temps pour ainsi dire, j’attends sans trêve
– rien. pour rien. si bien que le temps a fini par
se confondre à l’attente. ça s’agglutine au coin de l’œil
ciel mystère comme ça, sensible mais d’un seul œil
que dire de plus sans dire de trop, ou peu s’en faut
on restera la dalle au creux, le plaisir nu
la mort quelque part croisant entre les deux omoplates
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