personne ne dort. tout l’monde s’endort
après coup chacun rentre chez soi, là d’où jamais
personne ne sort
le jour se couche sur le côté. je crois bien être né
quelque part, quelque quand
et ce jusqu’à ce que
une similitude, aurais-tu jamais rêvé d’une similitude
d’un caillou dans la pompe éculée de ton indifférence
tu plonges mais quand tu plonges, tu te dis allez bon, oublie-moi
chaque fois que je dis loup c’est toujours toi qui sors
du bois. un visage
a valeur sûre
trop de choses, trop de tout
alors on se restreint, on moud du rien
un jour dans l’autre sens et c’est jouissance pure
un autre et c’est la tombe, néante, qui te vide en substance
et te viole en essence
j’en parle tout de travers. personne n’a le droit
une fois je reviens, mais ce auquel je reviens
tout bonnement n’existe pas
j’avais un pays. un pays s’est puni
comme ils sont beaux les gens qui ont perdu leur pays
et font des pas
pisser dans la mer, se remémorer une douleur
ne pas prier, surtout ne pas prier
on s’embrasse par nos bouches de profonde solitude, serrant les poings croisant
les doigts…

Laisser un commentaire