le mal est fait. et d’autres malheurs m’y contraignent, de surcroît s’en mêlant. je n’aime que ce dont j’ai pitié tout en me vengeant de ceux qui ont pitié de moi, les pleutres bienveillants
j’entre en scène avec ma bite, mais qu’en j’en sais-je ce qu’il reste de moi si ce n’est
cette bite-là, aérodynamite et l’œil sec – le printemps dis-tu, le printemps
sera pour une autre saison, karmapatatra…
croire est déjà trahir, alors file le fil, j’me tricote un gros pull d’hiver. chacun à sa façon se tripote et de fil en aiguille mon ange, ma couille pur coton – on a beau prétendre se faire du ciel un ami le ciel, lui,
n’a jamais vu les choses autrement et, si paradoxal cela semble t-il, jamais autrement non plus
que par tes propres yeux…
tu avales un cacheton et, mon dieu, ce n’est pas le bonheur attendu c’est mieux que le bonheur: c’est la contemplation, légendaire et sereine,
d’un bonheur déchu, d’une chute en plein vol, le soleil de minuit c’est la danse effrénée
de zalongo et la chatte de travers, l’esprit mal cadencé, tu prends l’air d’en haut
et le ré-insuffles en bas, petit atome crochu des regards tant usés qu’ils en sont devenus
hermétiquement lisses…
quand je le prononce j’avoue, j’avale la moitié de ton nom – mais que l’as-tu fait si long? je me rase les poils du cerveau cela ne fera jamais
de moi un quelconque moineau. on ne peut pas se contenter de vérité, la mort embrasse mieux que n’importe qui elle a la langue pour ça et celle des animaux
fossoyeuse, délivreuse; et si sage la femme que l’homme fut-il femme en devient loup, loup d’il n’y a plus le temps donc loup de tout le temps, enculé
seul aurait dès lors raison celui qui, hors raison, a vainement pitié…
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