trier par terre là n’est pas mon bout, là n’est pas mon champ. la
fossoyeuse à tire d’aile…
mais le mal consiste t-il justement en la réduction de l’être à l’insignifiance, ou l’insignifiance de celui-ci serait-elle au contraire la condition de son
inconditionnelle liberté?
qu’est-ce qu’on fait quand on n’ fait rien? rien, on ne fait rien
tandis qu’au loin…
vivre avec soi ne serait pas facile – seulement nécessaire. alors on se contente de dieu, tâchant de se maintenir et de survivre en-deçà
du seuil de sainteté
jusqu’à ce qu’il ne reste de moi plus un os, pas même un souvenir: que l’âme anonymisée
dont l’absolue beauté…
et comme le oui était sourd il a fallu le casser à coups de non, jusqu’à faire résonner le si. ça a pris le temps que ça a pris
voire un peu plus
récupérer son âme. avec en passant la pluie qu’on enterrera, la vie entre deux feux dont l’un, mort, l’autre
péniblement clignote…

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