je n’ai pas l’habitude d’aimer alors laisse-moi là, et permets-moi d’être lent. de ne surtout pas profiter de l’instant, ni de quoi que ce soit
long est le chemin, mais pas dans l’autre sens. il y a des peines de même, tout intériorisées, et qui s’esclaffent entre autres, et qui s’enlacent entre elles
un chien rebrousse chemin, de nature incertain. la mort démocratique et la bise à marie. à marie va de soi
et cependant chaque fois qu’on fait l’amour, qu’une queue plonge son chien, qu’une barque tire à soi le fleuve, et le fleuve, et le fleuve…
on pourrait marcher de travers, s’élever en transfuge dans la couche stratosphère – non, on n’en fera rien. on lèvera les bras et on brassera de l’air, je le jure
parfois on ne fait rien – on raccroche un destin à la potence hideuse. parfois on détache un chien de pluie, on libère… l’hébreu caché en nous
la soif de moi c’est toi, la loi. et l’on s’enferme dedans, petit placard tout vide. une fois l’amour rompu, l’amour se rompt encore
une fois le jour l’autre parti. partir à jeun maigre chemin, fais comme ça vient. et toi des fois, tu pleures à quoi?

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