sauter d’œil en œil

  assis là sur un banc
  pommettes ébréchées
  dan quel sens le vent
  quelle absence de vent
  ?

  assis là sur un vide
  immense miniature
  l’équilibre imposture
  je serre
  les dents

  je reçois quelqu’un
  puis je ne reçois rien
  quelqu’un devenu rien ou
  un rien devenu quelqu’un
  sous le gond silencieux

  en fond d’écran l’éternel
  le poisson sans filet
  l’accent ni circonflexe

  je ne m’étrangle
  pas d’un mot dit de travers
  bientôt la mort
  aux dents, bientôt le mors
  au banc

  poisson c’est un délit
  dans l’espace limpide
  il pleut même après soi il pleut au
  plus près de soi
  plus près de soi c’est mort

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