migrant de souche

  qu’est-ce qu’on propage. qu’est-ce qu’on dit non à oui. par quel bout on dérape, quel autre on se rattrape
  je sais pas

  jeter l’opprobre avec l’éponge. posséder ou partager. ressembler à quelque chose en attendant, indéfiniment peut-être, que quelque chose daigne enfin
  nous ressembler

  l’amour est au carrefour. j’avance un pion tu recules d’un pas. j’ai horreur des échanges. je trouve les échanges
  mesquins

  universelle confidence, l’intimité sur le papier – je bande à part, tu bandes à part, quelque part nous bandons tous impunément. quant aux boutons ils n’en
  démordent pas

  j’existe par défaut. dans un surplus de temps, vague sursis de vivre. c’est un peu l’histoire d’un papillon
  transformé en chenille…

  il paraît qu’on ne pense pas à grand chose, quand on est mort. pourtant je n’arrête pas. toute pensée serait la pensée d’un mort
  jusqu’au brin d’herbe

  tous ces croyants sans foi. pullulent désemparés. j’ai repassé ma chemise, mon unique chemise. ne reste plus qu’à m’y glisser
  dedans. à l’enfiler

  j’ai peur de tout ce qui se passe. je fais tout pour qu’il ne se passe rien, rien d’autre qu’en la virtualité de mon esprit mais ça déborde, ça déborde partout: partout mon esprit
  déborde sur mon esprit

  c’est un sceau d’eau

Published by


Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *