une pluie de rien du tout

  tu vois comme on nage, en plein ciel et au travers, flânant sans retenue. où faire table rase ne remplirait
  pas un verre d’eau

  on s’appuyait sur un coude, ou contre un genou qu’importe: la tête reposant
  sur un socle quelconque

  ce qu’on ne dit pas on ne le tait pas forcément. et dire que ça ne court pas les rues ne nous rattrapera pas, admettant que telle en ait été
  la vocation première

  autrefois je fus malingre. un ver du cul on aurait dit, un ver du cul on aurait cru. or maintenant c’est maintenant
  ou jamais

  à fleur de peau mais pas la mienne, s’il vous plaît. les roses d’ispahan les âmes disparaissent
  l’espèce mue

  j’encours quelque danger. s’il ne reste rien de moi c’est déjà ça, tandis que je me réduis si ce n’est trop en dire
  à l’espace nu

  j’aime un arbre. un arbre hors sol. un arbre de verre et de lumière. couvert de chants sans leurs oiseaux. j’aime un arbre
  coupé des siens

une pluie de rien du tout

Published by


Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *